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Nouvelles recherches de longue durée L’expérience BiodiversiTREE (SERC + The Nature Conservancy) montre que les plantations d’espèces mixtes réduisent le risque d’échec. Cette étude a constaté un taux de survie plus stable que pour les parcelles monospécifiques sur une période de dix ans.
En clair : mélanger les espèces réduit les risques qu’une seule plante ne prospère pas en cas d’intempéries, de ravageurs ou de problèmes de sol. Ainsi, vos efforts, votre argent et votre temps de bénévolat ont moins de chances d’être vains.
Avantages pratiques Cela se traduira par des habitats plus sains, une diminution des infestations d'insectes ravageurs et une meilleure capacité d'atténuation des fluctuations climatiques. Vous entendrez également parler d'une amélioration du fonctionnement des écosystèmes et de gains en matière de biodiversité et de stockage du carbone.
Il est important de noter que cette méthode n'est pas miraculeuse. Les plantations mixtes sont souvent bénéfiques, mais la sécheresse ou une mauvaise association d'espèces peuvent nuire aux résultats. Les sections suivantes expliqueront dans quels cas les peuplements mixtes sont les plus adaptés aux objectifs de reboisement et de lutte contre le changement climatique aux États-Unis, et quelles sont les demandes à formuler auprès des projets locaux.
Que révèle la dernière étude forestière sur la diversité des arbres et la réussite des plantations ?
Le projet BiodiversiTREE offre l'un des tests concrets les plus clairs comparant les plantations mixtes et monospécifiques. Lancée en 2013 au Smithsonian Environmental Research Center, cette initiative a permis à des chercheurs et à une centaine de bénévoles de planter environ 20 000 jeunes arbres sur d’anciennes terres agricoles près de la baie de Chesapeake.
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Dans le cadre d'une expérience de reboisement sur 100 ans
Ce projet à long terme compare des parcelles en monoculture à des plantations de quatre et douze espèces. L'objectif était de dépasser le cadre des serres et d'évaluer la performance des parcelles sur plusieurs années, en conditions réelles de sol et de terrain.
Ce que les chercheurs ont suivi
Pendant les trois premières années, les scientifiques ont suivi environ 8 000 arbres par an, puis tous les deux ou trois ans. Ils ont enregistré la survie des jeunes plants, la mortalité précoce et les cas d’échec de plantation, ce qui permet d’observer les résultats concrets au fil du temps.
Principaux résultats après 10 ans
Titre: Les parcelles mixtes ont donné des résultats plus stables. La variabilité des monocultures était environ deux fois supérieure à celle des parcelles à 4 et 12 espèces, car les plantations mixtes étaient plus susceptibles d'inclure des espèces adaptées au site.
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- Prospérité ou récession En monoculture : une espèce peut survivre presque entièrement ou disparaître en grande partie.
- Comparaison concrète : taux de survie du sycomore ~99% contre celui du caryer ~21% lorsqu'il est planté seul.
« La plantation d’espèces mixtes contribue également à la santé des bassins versants autour de la baie de Chesapeake », — Jamie Pullen.
Rachel King, auteure principale, et Susan Cook-Patton, co-auteure, ont publié ces résultats dans la revue Restoration Ecology. Pour consulter le communiqué de presse et la méthodologie de l'étude, voir : résumé du projet SERC.
Comment la résilience de la diversité des arbres contribue à des écosystèmes forestiers plus sains dans le monde réel
Lorsque vous plantez un mélange bien choisi, le peuplement agit davantage comme une assurance contre les parasites et les variations climatiques.
Fonctions écosystémiques que vous pouvez visualiser
Les plantations mixtes offrent des avantages visibles : Un habitat plus stable pour la faune sauvage, une meilleure protection contre les variations de température et d'humidité, et une probabilité moindre qu'un seul parasite ou maladie anéantisse une parcelle.
Pourquoi un bon mélange d'espèces réduit les risques
Les ravageurs et les agents pathogènes se propagent plus rapidement lorsque tous les hôtes sont identiques. La présence d'espèces d'arbres variées ralentit la transmission et réduit la pression exercée sur chaque hôte.
Bon mélange Cela implique de choisir des caractéristiques complémentaires (tolérance à la sécheresse, aux inondations ou à l'ombre) plutôt que de les ajouter au hasard. Cela permet une meilleure adéquation aux conditions locales du sol, de l'humidité et du microclimat.
Résultats climatiques et carbone à grande échelle
À plus grande échelle, les plantations mixtes contribuent à atténuer les effets du changement climatique en rendant les forêts moins sensibles aux variations interannuelles. C'est un point important, car le climat devient de plus en plus variable aux États-Unis.
- Opportunité de reboisement : jusqu'à 148 millions d'acres.
- Potentiel carbone : Environ 535 millions de tonnes métriques de CO2 par an — soit l'équivalent de 116 millions de voitures retirées du marché chaque année.
Que vous travailliez sur un projet de plantation de quartier, une bordure de ferme ou un projet de bassin versant, les mélanges intentionnels améliorent les résultats écologiques et la survie à long terme des forêts partout dans le monde.
Quand la diversité des arbres est bénéfique et quand elle peut avoir des effets néfastes en période de stress climatique
Différentes expériences montrent que les avantages des peuplements mixtes peuvent s'inverser lors de longues périodes de sécheresse. Il est donc nécessaire d'établir une règle générale claire : les mélanges sont souvent bénéfiques lors de sécheresses de courte durée, mais une pénurie d'eau prolongée peut changer la donne.
Ce que révèle le réseau TreeDivNet
TreeDivNet Les données de neuf parcelles plantées, réparties dans six pays, ont été regroupées. La dendrochronologie et la radiographie de 1 600 échantillons (948 au total) ont permis d’étudier leur croissance et leur réponse à la sécheresse. L’étude a comparé des monocultures et des mélanges de 21 espèces d’arbres, selon 68 combinaisons différentes.
Facilitation versus compétition pour l'eau
sécheresses courtes Les peuplements mixtes tendaient à présenter des effets positifs sur la croissance. Cependant, lorsque les sécheresses duraient une année ou se répétaient d'une année à l'autre, les peuplements mixtes souffraient parfois de la concurrence entre les espèces pour l'eau, une ressource rare.
Agents pathogènes, identité des voisins et conséquences
Les recherches sur les agents pathogènes montrent que les dommages causés par les maladies sont moindres lorsque la diversité des espèces est plus importante dans de nombreux sites tempérés, mais les résultats dépendent des espèces voisines. L'identité de ces dernières peut avoir plus d'importance qu'une simple dilution de l'hôte.
- Adapter les espèces aux risques liés au sol et au climat — Plus d'espèces ne signifie pas toujours mieux.
- Planifiez en cas de sécheresse : Il faut s'attendre à des effets différents selon qu'il s'agisse de périodes de sécheresse d'un an ou de plusieurs années.
- Pensez aux voisins, pas seulement aux chiffres : La direction devrait regrouper les espèces compatibles.
« Il est essentiel d’adapter les mélanges d’espèces et leur gestion aux environnements locaux. »
Conclusion
L'expérience montre que des mélanges judicieux offrent de meilleures chances de succès qu'un pari sur une seule espèce. Les résultats du projet BiodiversiTREE sur 10 ans et les recherches connexes ont révélé une survie plus stable et moins d'échecs de plantation dans les parcelles mixtes.
Chaque projet de reboisement doit être considéré à la fois comme une plantation et une occasion d'apprentissage. Renseignez-vous sur les espèces adaptées à votre sol et à son taux d'humidité, sur les combinaisons qui réduisent les risques de ravageurs et sur la manière dont les plans gèrent la sécheresse et les changements climatiques.
Cadre de décision simple : Diversifiez judicieusement, privilégiez les espèces indigènes lorsque cela est possible et adaptez les mélanges aux conditions locales et au climat futur. Suivez la survie des espèces, adaptez-les au fil des ans et visez des bénéfices durables en matière de carbone et des fonctions écosystémiques renforcées.
Pour en savoir plus sur la vulnérabilité et la sélection des espèces dans les programmes urbains, consultez cet aperçu sur l'inventaire et la planification adaptative : vulnérabilité du couvert urbain et orientations relatives aux espèces.
